Eloge au maquillage


Un point de vue original, car le maquillage bien qu’existant depuis la nuit des temps, a souvent été attaqué par les grands penseurs moralisateurs qui le comparaient à une misérable tromperie : Pour eux le maquillage n’était qu’un artifice pour duper les hommes.

Il est même paradoxal car il attise à la fois le désir et la méfiance : les hommes qui méprisent les artifices aiment aussi se laisser piéger par ces armes de séduction… car les efforts des femmes pour leur plaire les valorisent et leur donnent le sentiment d’être importants.


Se maquiller, ce n’est pas futile, c’est parfois même essentiel !

Il est vrai que se maquiller n’est pas un acte banal !

Le maquillage ne peut être réduit à la seule dimension de séduction. 
Quand on se maquille, on met de l’ordre et de l’harmonie dans son visage pour se créer une identité, pour faciliter l’échange en captant l’attention, pour gagner en assurance : Avoir bonne mine, avoir une peau fraîche, un teint lumineux envoient un signal du type « Je suis en forme, je vais bien. » et dans le monde du travail c’est aussi une façon d’affirmer « je suis efficace, énergique et productive »

Quand on se maquille, on ne fuit pas, on ne triche pas, comme on peut l’entendre de la bouche des femmes qui rejettent et méprisent le maquillage. Quand on se maquille, on gagne en confiance en soi car on s’accepte mieux et donc on a envie de se montrer et d’être vue… 


S’impliquer dans son maquillage, 
c’est donc assumer pleinement la dimension du plaisir esthétique ou sensuel 
que le maquillage apporte et non le geste banal et automatique de la toilette matinale. 
S’impliquer dans son maquillage, 
c’est un moment pour soi même, une parenthèse pour se faire du bien et prendre soin de soi.



" Maintenant, je me maquille !

Ce n’est rien et pourtant ça change tout, car je ne suis plus transparente"

Cette phrase, je l'ai entendue lors d'un coaching où j'avais "donné l'autorisation" à une jeune femme de se maquiller pour gagner en confiance en elle ... et elle m'émeut toujours autant à la relire